• Manche 1 AVS [20/08 au 20/09] / EN COURS


    Mercredi 23 Août à 13:09
    Elinae

    La manche 1 de A Vos Stylos commence !
    Vous devez rendre vos récits d'ici le 20 septembre à 20h au plus tard !

    Vous les rendrez sur le forum (pas de lien vers votre blog seulement) ça rendra plus simple la lecture pour la Faucheuse mais aussi pour les visiteurs qui sont intéressés par l'animation. A la fin ou au début de votre récit vous pouvez donner le lien de l'article de votre récit venant de votre blog, mais l'intégralité de celui-ci doit quand même être présent sur ce sujet.

     

    /!\ PAS DE FLOOD SUR CE SUJET /!\

     

    Le sujet tiré au sort est "la réécriture, tu proposes un texte que tu as trouvé en ligne, (fable, compte, poème) et ils doivent le récrire différemment". 

    Vous devrez donc réécrire le texte "Le voleur d'heure" (http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-voleur-d-heure) choisi par La Faucheuse. (c'est plus simple pour elle d'avoir un texte plutôt que d'en avoir un différent par personne).

     

    /!\ PAS DE FLOOD SUR CE SUJET /!\

     

    Ce sujet sert à lire les récits que vous allez écrire, vous ne pouvez pas discuter ou commenter une participation ici. Si vous souhaitez donner votre avis sur ce que les participants auront rendu, faites le sur le FLOOD GENERAL accessible à tous (participants comme visiteurs), ou dans les sujets de vos équipes respectives (LES WARRIORS DES STYLOS CASSÉS - LES MOLIÈRES DES ANTI-SEICHES)

    Samedi 16 Septembre à 14:21
    Chyropée

    Bonjour ~ Je poste mon texte pour cette manche maintenant (parce que après je vais finir par oublier, ce qui serait assez bête.) D'après mon traitement de texte, il fait 1069 mots.

    Bonne lecture !

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Depuis sa plus tendre enfance, Margot avait toujours adoré les histoires que lui racontait son père. Il reprenait les légendes connues de tous, et les réinventait à sa façon. Le père Noël, le marchand de sable, les animaux de Pâques ...Tous y étaient passés.

    L'histoire préférée de Margot n'était pourtant pas comme toutes les autres. Elle le savait aujourd'hui, le héros de cet histoire était l'invention de son père. Peut-être était-ce cela qui la fascinait tant dans « Le voleur d'heures ».

     

    En ce début de printemps, avec le passage à l'horaire d'été, la jeune fille y repensait. Elle se demandait quelle était la dernière année où elle avait tenté de veiller pour l'apercevoir. Peut-être lorsqu'elle avait dix ans ... À l'époque, Margot était bien trop jeune pour rester éveillée un aussi long laps de temps.

     

    Margot alla fouiller dans ses tiroirs. Et dans les profondeurs de l'un d'entre eux, elle trouva ce qu'elle cherchait. Le carnet d'histoires de son père. Il y avait retranscrit toutes les légendes qui avaient bercé la jeune fille durant son enfance.

    Elle ouvrit rapidement le carnet, et trouva ce qu'elle cherchait. Elle avait décidé de relire l'histoire du voleur avant de s'endormir pour cette nuit spéciale.

     

    « Tous les ans, après le début du printemps, un jeune homme se réveille. Tout de noir vêtu, il parcourt les villes et les campagnes. Son but est simple. Trouver les heures, et les récupérer. Bien cachées derrière la tête de chacun, le jeune homme doit faire très attention en les prenant. Après tout, il est le voleur d'heures.

    « Il n'a failli qu'une fois à sa mission. Le pauvre. Quel déshonneur. C'était dans la maison d'une famille de cinq personnes, les Perret. Le voleur commençait tout juste sa tournée, et était encore un peu fatigué. Pour les quatre premiers habitants de la maison, tout ce passa bien. Ce fut dans la chambre d'Aurélie, la petite dernière, que le vol dérapa.

    « Le jeune homme en noir s'approcha doucement du lit, et souleva la tête de la petite. Pourtant, contre sa nuque, il n'y avait rien. Le voleur fut très surpris. Sans se décourager cependant, il continua à chercher l'heure. Heureusement, en soulevant l'oreiller, il la trouva. Rassuré, il ne fit pas attention, laissa grincer les lames de parquet sous ses pas, et réveilla la petite Aurélie.

    « Celle ci, voyant son heure, qu'elle avait pourtant bien cachée, dans la main du voleur, se précipita pour la rechercher. En se débattant pour la récupérer, elle réveilla le reste de la maisonnée. Le voleur, qui lui, ne devait pas se faire repérer, n'eut d'autre solution que fuir la maison des Perret, en abandonnant son heure à la petite Aurélie.

    « Pour cela, le garçon fut puni, et tout réveil autre que pour la collecte des heures lui fut interdit. Il avait été vu, et ne devait être revu.

    « Je vais maintenant vous donner mon point de vue. Si vous le voulez, ouvrez bien les yeux la nuit. Peut être croiserez vous le regard du jeune voleur d'heures. Mais si vous voulez l'aider, au contraire, assurez vous de rester bien endormi. »

     

    Margot referma le livre, la larme à l’œil. Elle rêvait encore aujourd'hui de rencontrer la petite Aurélie Perret, pour lui demander comment était le voleur. Ou mieux encore, de rencontrer le jeune homme en noir en personne. Au fond d'elle, bien sûr, elle savait que c'était impossible, puisque son père avait inventé le personnage.

    Elle s'en était rendue compte lorsqu'elle avait recherché, un jour à l'école, Aurélie Perret. Le nom n'existait pas. Nulle part. Elle avait questionné ses amis, et personne d'autre n'avait entendu parler du voleur d'heures. Le soir, lorsqu'elle avait questionné son père, elle avait dû entendre la vérité : celui-ci avait inventé l'histoire.

    Ainsi perdue dans ses souvenirs, Margot se laissa finalement emporter par le sommeil, sans pouvoir veiller comme dans son enfance.

     

    Elle se réveilla le lendemain, peu avant deux heures du matin, la gorge extrêmement sèche. Un peu réticente, elle finit pourtant par se décider à aller boire.

    Lorsqu'elle revint dans sa chambre, elle demeura stupéfaite. Une silhouette noire l'attendait, assise sur son lit.

    « Tu as le chic pour me causer des ennuis, toi, dit une voix masculine. »

    Margot comprit alors. C'était le voleur d'heures. Il existait réellement. Elle s'approcha de son lit, en regardant la silhouette avec l'impression de rêver. Elle tendit sa nuque au jeune homme, pour qu'il prenne son heure. Contrairement à ce qu'il avait l'air de penser, elle ne voulait absolument pas lui causer d'ennui.

    « Tu vas te laisser faire cette fois ? »

    Margot retourna aussitôt la tête vers le jeune homme, l'air perdu, ne comprenant pas de quoi le voleur parlait.

    « Oh ... Tu m'as oublié alors ... »

    Le voleur avait l'air déçu. Pourtant, il enleva son masque noir, et regarda la jeune fille, d'un regard identique au sien.

    Les souvenirs de Margot affluèrent alors. Elle se revit, toute petite, jouant avec son grand frère. Elle se revit, douze ans plus tôt, trouver l'heure sous sa tête, celle dont son frère lui avait tant parlé. Elle se revit la cacher. Elle se revit se réveiller, et se précipiter vers celui qui tentait de lui voler son trésor. Elle se revit reconnaître le voleur. Et elle se revit, le lendemain matin, dire au revoir à ce frère qui, maintenant reconnu, ne pouvait plus rester avec sa famille.

    Margot comprit rapidement. Elle était la véritable identité d'Aurélie Perret, celle qui avait surpris le voleur d'heures. Il était son frère, et avait dû les quitter suite à cela. Il n'avait pas le droit d'être reconnu, même par sa famille. Elle comprit ensuite qu'on l'avait forcée à oublier son frère ; son père, lui, avait créé l'histoire du voleur d'heures, pour que Margot n'oublie jamais totalement son frère, le jeune homme en noir.

    « Non ... Je m'en souviens maintenant ! répondit-elle.

    « J'en suis heureux. Mais pour moi, il est temps de partir. Chaque minute compte. Tu me manques, petite sœur. »

    Le voleur l'embrassa sur le crâne, et disparut dans la nuit.

    « Reviens, murmura Margot.»

     

    Il était pourtant trop tard. La jeune fille avait l'impression de perdre son frère oublié une seconde fois. Pleine de chagrin, elle ne put se rendormir, et resta éveillée jusqu'au levé du Soleil, ne pensant qu'à ce frère qui avait perdu sa vie par sa faute.




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